Auto-école solidaire

Le permis de conduire est comme le sésame vers l’autonomie. Nous avons crée en 2010 une auto-école sociale qui permet à certains de mettre en oeuvre un projet professionnel. Différente des auto-écoles classiques, elle développe une pédagogie adaptée aux publics accompagnés.

En 2019, le taux de réussite au permis de conduire est de 80% ce qui représente 25 permis obtenus. Grâce au précieux document, 18 personnes ont retrouvé ou se sont maintenues en emploi et 3 personnes ont démarré une formation.

Comment en bénéficier ? 

Les postulants au permis de conduire ne viennent pas d’eux-mêmes frapper à la porte de l’auto-école sociale.

« Les personnes suivent d’abord un bilan mobilité avec l’association Carbur’Péra. Si l’obtention du permis s’avère indispensable à la mise en œuvre de leur projet professionnel, TARMAC évalue le nombre d’heures de conduite nécessaires et le Conseil départemental valide ou non le devis que nous lui présentons ».

L’auto-école sociale intervient également en organisme prestataire de formation de Pôle Emploi pour des demandeurs d’emploi qui lui sont orientés.

Témoignage : Une journée avec Christiane, monitrice auto-école

Christiane a développé une méthode bien à elle, s’appliquant à respecter les rythmes d’apprentissage de chacun, à s’adapter aux logiques et façons de pensée, à dédramatiser, surtout, les blocages et les difficultés. « Pour moi, le propre de la pédagogie est de se mettre au niveau de l’élève, de comprendre sa logique d’apprentissage pour pouvoir s’y adapter et emprunter, si besoin, des chemins différents ». Autrefois à son compte, elle est depuis une dizaine d’années responsable et monitrice de l’auto-école sociale mise en place par le Pôle Insertion de TARMAC. Face à des personnes pour lesquelles accéder au permis de conduire revient à déplacer une montagne, Christiane Blanchard se sent comme un poisson dans l’eau.

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« Je me situe dans la continuité de ce que j’ai toujours fait : trouver des ficelles pour dédramatiser. Quels que soient les publics, le permis est un examen qui génère beaucoup de stress. La pression sociétale est très forte. Qui ne conduit pas est vite perçu comme un incapable. S’ajoute la question de l’accès à l’emploi, pour lequel le permis est souvent un pré-requis », analyse-telle.

Sans compter des dimensions symboliques : la promiscuité dans laquelle se déroule l’examen, l’impression d’être scruté, attendu au tournant… « On n’est pas loin, parfois, du sketch de Jean Yanne, avec cette idée d’un inspecteur tout puissant. »

80%

de réussite au permis de conduire,
soit 25 personnes.

18

personnes ont retrouvé
ou se sont maintenues en emploi

3

personnes ont pu suivre
une formation grâce
à leur permis de conduire