Sans-abri, mal-logés : Agissons pour les oubliés de la République !

Face à la détresse sociale et à la pauvreté trop peu prises en compte par les pouvoirs publics, un collectif de 36 associations tire la sonnette d’alarme. Malgré un discours gouvernemental volontariste, en particulier sur la politique du logement d’abord, les acteurs associatifs sont les témoins quotidiens d’une détresse sociale à laquelle les pouvoirs publics ne répondent pas. Une grande pauvreté qui occupe une place trop limitée dans le cadre du grand débat organisé à la suite de la mobilisation du mouvement des « gilets jaunes ». Devant cette situation, le Collectif des associations unies tire aujourd’hui la sonnette d’alarme.

Le Collectif des associations unies appelle à la fin de la gestion saisonnière de la grande exclusion et à des politiques publiques qui ne laissent personne sur le bord de la route. Fortes de leur expérience, les 36 associations du Collectif réaffirment que l’exclusion n’est pas une fatalité. Des solutions existent et la situation impose à la puissance publique, gouvernement et collectivités territoriales réunies, de déployer en urgence les moyens nécessaires pour mettre en œuvre la protection qui s’imposent pour les personnes sans-abri ou mal-logées, en situation de grande détresse sociale.

Des milliers de ménages – parfois en famille avec enfants – sont contraints de dormir sur les trottoirs, dans des abris de fortune, aux urgences de l’hôpital, du fait de la saturation des dispositifs d’urgence ou faute de pouvoir se maintenir dans leur logement ou accéder à un toit stable

 Fédération des Acteurs de la Solidarité, 21 février 2019